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Anthony en Duplex - Antonio Aricò : la magie, le jeu, et l’art de raconter

- Categories : Anthony en Duplex

Dans cet épisode d’ Anthony en Duplex, je pars à la rencontre d’ Antonio Aricò, designer italien au regard singulier. En quelques minutes, il pose une vision très claire de la création : une manière de faire parler les objets, de jouer avec les histoires, et de chercher ce petit supplément d’émotion qui change tout.

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Le design comme enchantement

Antonio Aricò affirme qu’il n’y a pas besoin de séparer art et design. Pour lui, la distinction importe moins que l’intention qui se cache derrière un objet. Il explique qu’il existe plusieurs façons de “faire du design”, et qu’il préfère celle qui déclenche quelque chose d’immédiat : une sensation de magie, une forme de joie, un sourire presque involontaire.

Ce qu’il revendique, c’est un design qui ne se contente pas d’être correct ou bien exécuté. Un design qui crée un petit moment. Une présence. Quelque chose qui rend la vie plus légère, sans être superficiel.

Raconter par les objets

Chez Antonio, le design devient une forme de récit. Il parle du jeu comme d’un thème constant : jouer avec les histoires, avec les signes, avec les objets eux-mêmes, comme si chaque pièce pouvait porter une scène, un souvenir, une tradition réinterprétée. Et l’humour, dans cette approche, n’est pas un gimmick. C’est une manière d’ouvrir l’objet, de le rendre accueillant, de créer un lien immédiat.

Il évoque les Cantastorie, ces figures traditionnelles italiennes qui voyagent en racontant des histoires de lieux, de gens, de coutumes. Antonio explique qu’il cherche, par son travail, à prolonger cet esprit : devenir à son tour un raconteur, non pas avec des mots, mais avec des formes. Faire circuler une culture vivante, et transformer l’objet du quotidien en support de narration.

Une imagination faite de fouilles et de mouvement

Quand il revient sur l’enfance, Antonio laisse apparaître deux rêves très différents, mais étonnamment cohérents. D’abord l’envie d’être archéologue : chercher, découvrir, retrouver des traces, s’émerveiller des détails, explorer des mondes disparus. Ensuite, à un autre moment de sa vie, l’envie d’être danseur : le mouvement, le rythme, l’expression du corps.

On comprend que ces deux pôles se répondent dans son travail : d’un côté, l’attention aux histoires, aux traditions, aux “couches” du passé. De l’autre, une envie de légèreté, de jeu, d’énergie. Comme si le design était précisément l’endroit où ces deux forces peuvent cohabiter.

Une image pour résumer son travail : la Sicile, et l’Etna

Pour décrire son univers, Antonio choisit un paysage : la Sicile. Pas comme un décor de carte postale, mais comme une évidence intime, un territoire qui porte à la fois la beauté, la chaleur, la mémoire. Et il ajoute un détail décisif : il manque le volcan. Il précise que ce paysage, pour être complet, doit inclure l’Etna.

L’image est forte : un horizon lumineux, mais traversé par une puissance sous la surface. Une manière de dire que, derrière le jeu et l’humour, il y a aussi une intensité, une énergie, quelque chose de vivant et de profond. Une signature.

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